DESCRIPTION DES COURS

Première année

PCI-1015 Introduction à la philosophie politique

Dr. Hervé Pascal OKOLONG

Argumentaire

Ce cours d’Introduction à la philosophie politique se donne pour ambition d’initier à la fois l’étudiant à l’étude des formes d’organisations sociales et aussi à l’étude de la nature de l’homme comme « animal politique. » En fait, il apprendra à saisir par la pensée la problématique contemporaine de la gouvernance, les prérogatives de l’Etat de droit et la percée politique de l’antitotalitarisme. Ici, l’étudiant sera amené à se demander au fond ce qui fait que tel phénomène ou tel fait relève de la politique et lui importe. Il apprendra que la philosophie politique veut comprendre la vie des hommes en communauté et qu’elle développe ainsi par conséquent une anthropologie. L’idée fondamentale est de former l’esprit critique du jeune chercheur face aux transformations sociales et aux métamorphoses idéologiques en cours, d’où découlent les crises des sciences sociales, du concept de personne et celui de société.

En fait, l’initiation au cours de philosophie politique cherche à améliorer la culture générale de l’étudiant et à l’initier aux grands courants du débat philosophique. Ainsi outre sa familiarisation avec le vocabulaire de cette discipline et la maîtrise des notions essentielles, quatre interrogations constitueront le socle réflexif des premiers pas du jeune chercheur en philosophie politique :

  1. Quelle est la meilleure forme de gouvernement ? (L’aristocratie ? La monarchie ? La théocratie ? L’humanitarisme moderne ? La dictature ou l’autoritarisme développementaliste ? (Paul Kagamé)

  2. Quel est le meilleur système économique ? Le socialisme ? Le capitalisme et ses dérives néo-libertaires … ?

  3. Quel était le mode d’organisation sociale avant l’avènement de l’Etat ? (L’Etat de nature ? Les droits «prés politiques » de John Locke ?)

  4. Selon quels critères une société peut-elle être jugée bonne ? (Sa richesse ? son sens de la justice et de l’équité ou alors son système de solidarité ?) De cette dernière interrogation peut aussi naître en dernier ressort cette préoccupation subsidiaire de savoir comment guérir la société de ses différents maux ? Par la religion ? La spiritualité ou par l’absence des règles et des lois ?

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

  1. Manent Pierre, Enquête sur la démocratie, Paris, Gallimard, 2007

  2. Manent Pierre, Naissance de la politique, Paris, Gallimard, 2007

  3. Manent Pierre, Tocqueville et la nature de la démocratie, Paris, Gallimard, 2006

  4. Manent Pierre, La raison des Nations, Paris, Gallimard, 2006

  5. Gauchet Marcel, La religion dans la démocratie, Paris, Folio, 1998

  6. Gauchet Marcel, La condition politique, Paris, Gallimard, 2005

  7. Raymond Aaron, Introduction à la philosophie politique, Livre de Poche, 1997

  8. Ferry Luc, Philosophie politique, tome 1 à 3, paris PUF, 1996

  9. Strauss Léo, Droit naturel et histoire, Parsi, Flammarion, 1986

  10. Renaut, Alain, (dir.) Histoire de la philosophie politique, 5 volumes, Paris, Calman-Levy, 2003

  11. Hannah Arenth, Les origines du totalitarisme. Eichmann à Jérusalem, Paris, Quarto Gallimard, 2010

Textes de grands philosophes politiques

1. ARISTOTE, Les Politiques, Garnier Flammarion, Livres 1 et 3.

2. PLATON, La République (Livres 6 et 7), Paris, Folio « Plus », 2006.

3. Nicolas MACHIAVEL, Le Prince, Paris, Le Livre de Poche, trad. et intro. M. Gaillet, 2000.

4. Thomas HOBBES, Léviathan : chapitre 13 à 17, Paris, Folio Plus « Philosophie », 2007.

DICTIONNAIRE

Dictionnaire de Philosophie politique, Rials Stéphane et al., Paris, PUF, 2003

PCI-1025 Initiation à la pensée philosophique

Pr. Antoine MANGA BIYINA

Argumentaire

Le cours, réparti en deux aspects complémentaires a pour objectif d’initier, sensibiliser et habituer l’étudiant à l’esprit philosophique et à sa pratique correcte et constructive. Il s’agira concrètement de présenter le statut de la philosophie, de limiter son espace thématique, sa distribution spatio-temporelle et de s’interroger sur son comportement, voire sa nécessité pour l’homme, l’étudiant et de l’Africain d’aujourd’hui.

Quatre questions animeront les enseignements : qu’est-ce que la philosophie ? De quoi parlent les philosophes à partir de quoi et d’où ? Que valent leurs discours et quel est son destin aujourd’hui et pour demain ?

Aussi les étudiants seront initiés à la rédaction d’un texte philosophique.

PLAN SOMMAIRE

Chapitre 1 : Qu’est-ce que la philosophie ?

  1. Critères de sa définition

  2. Précision sur son objet

  3. Perception de ses exigences.

Chapitre 2 : Les thèmes majeurs d’une discipline

  1. La connaissance : la science et son héritage

  2. L’action et la production

  3. L’absolu et la transcendance

Chapitre 3 : Le sens et la logique de l’existence

  1. La destinée humaine et la question de la mort

  2. Les paradoxes de l’affirmation de Dieu

  3. La mouvance de la postmodernité

Conclusion Générale : Quelle philosophie ?

Textes de référence

Une bibliographie sera proposée et adaptée aux thèmes de recherche de chaque groupe.

PCI-1035 Introduction à la pensée africaine

Dr. Martine MINKADA

A travers quelques clés, telles que la conception de l’Homme, de Dieu, de la vie, de la mort…, ce cours introductif à la pensée africaine initie à une lecture évaluative et critique de l’être-au-monde de l’Africain. Il s’agit de découvrir ce dernier à travers des textes ou des mythes et d’apprécier l’influence de cette vision sur sa vie particulière et ce qu’elle peut apporter aujourd’hui pour l’édification de l’Homme et du monde en général.

Bibliographie de base

EBOUSSI BOULAGA F., La crise du Muntu, Paris, Présence africaine, 1977.

FOUDA B.-J., La philosophie négro-africaine de l’existence, Lille, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, 1967.

HEBGA M. La rationalité d’un discours africain sur les phénomènes paranormaux, Paris, l’Harmattan, 1998.

KANE C.H., L’Aventure ambiguë, Paris, Julliard, 1961.

MBARGA J., L’Afrique humaine, Yaoundé, Saint Paul, 2005 ;

NGOMA-BINDA, La philosophie africaine contemporaine, Faculté catholique de Kinshasa, 1994.

NJOH-MOUELLE E., De la médiocrité à l’excellence, essai sur la signification humaine du développement, Yaoundé, Clé, 1970.

OHOUA N., Dieu et l’homme. Eléments d’anthropologie pour chrétiens et Eglise d’Afrique, Editions CLE, Yaoundé, 2007.

SUMNER C., Aux sources éthiopiennes de la philosophie africaine. La philosophie de l’homme, Faculté de théologie catholique, Kinshasa, 1988.

THOMAS L.-V., Les religions d’Afrique noire. Textes et traditions sacrés, Paris, Editions Stock, 1995.

PCI-2175 Structures sociales et systèmes pédagogiques à partir de l’étude des rites traditionnels en Afrique noire

Dr. Marie-Brigitte NGONO AZO’O

Si les rites étaient de véritables lieux pédagogiques où le traditionnel inculquait un esprit à sa progéniture, on doit pouvoir parler des fruits d’une telle formation comme le fondement d’une mentalité typiquement africaine.

Nous partirons de ce qui, à notre avis, semble caractériser les africains. Nous passerons en revue les principaux types de rites à travers l’Afrique noire traditionnelle qui modelaient les esprits dans le temps.

Nous réfléchirons sur la meilleure façon de gérer ces possibilités comme un puits de richesses incontestables. Une telle démarche nous permettra de mieux nous situer par rapport aux autres continents et même d’être capables de déterminer particulièrement ce que ceux-ci peuvent en droit attendre de nous.

Quant aux textes modernes et contemporains qu’ils soient l’œuvre des Africains ou des Africanistes, ils nous permettront de nous initier sur l’usage que des chercheurs peuvent faire des éléments de la tradition rituelle.

Une gamme d’exposés sur chaque catégorie de rites (grossesse, naissance, dation de nom, initiation, purification-réconciliation, vie-mort) sera prévue. En ce qui concerne la bibliographie, tout ce qui est en rapport avec les rites traditionnels nous intéresse, surtout les documents les plus anciens, parce qu’à notre avis, ils ont l’avantage d’être plus proche de la réalité vécue.

Bibliographie de base :

  1. (B). Holas : La pensée africaine. Textes choisis 1949 – 1967.

  2. John Mbiti : Religions et philosophies africaines, Yaoundé, Ed. Clé, 1972

  3. Laburthe Tolra, Initiation et sociétés secrètes au Cameroun, Paris Kartala, 1985.

  4. Timothée Ngakoutou, L’éducation africaine demain : continuité ou rupture ?, Paris, l’Harmattan, 2004.

  5. Arnold Van Gennep, Rites de passage, rites d’initiation, 2002

  6. Jaulin (R), La mort Sarah.

  7. Nothomb (D), Un humanisme africain. Valeurs et pierres d’attente, Bruxelles, 1965

  8. (E), Ells et (H), Klomps : La sexualité de l’enfance au mariage. Données psychologiques. Problèmes moraux, France, 1969

  9. Mbaïsso Adoum ; L’éducation au Tchad, bilan, problèmes et perspectives, Paris, Karthala, 1990

  10. Hautefelt, Mort symbolique et naissance initiatique

  11. Touraine Alain, Pourrons-nous vivre ensemble ? Egaux et différents, Paris, Fayard, 1997.

PCI-1045 Logique

Dr. Ernest MENYOMO

Le cours a pour but d’attirer l’attention sur les lois du raisonnement et les règles de la pensée. Il ouvrira l’étudiant aux techniques de la rhétorique en même temps qu’il le préparera à l’étude de certaines disciplines philosophiques telles que la philosophie du langage et l’épistémologie. La logique a un rôle qu’il s’agit de définir, une histoire qu’il s’agit de préciser et un contenu qu’il faut analyser. Cette trilogie constituera notre arc spéculatif.

Bibliographie de base :

ARISTOTE, Organon, Poétique, Rhétorique.

BOLL M. et REINHART J., Histoire de la logique, Paris, PUF, 1970.

CHENIQUE F., Eléments de logique classique, Paris, l’Harmattan, 2006.

D’OCKHAM G., Somme de logique, Ed. T.E.R., 2008.

DRUON S., L’être et la logique, Paris, Edi livre, 2009.

DUPLEIX, La logique, Paris, Fayard, 1984.

GADAMER H-G., Vérité et Méthode, Paris, Seuil, 1996.

HEIDEGGER M., La logique comme question en quête de la pleine essence du langage, cours de 1934, Paris, Gallimard, 2008.

HEIDEGGER M., Acheminement vers la parole, Paris, Gallimard, 1981.

HOTTOIS G., Penser la logique, Bruxelles, De Boeck Université, 1989.

HUSSERL E., Logique formelle et logique transcendantale, Paris, PUF, 1996.

LEPAGE F., Eléments de logique contemporaine, Montréal, Les Presses de l’Université, 1991.

Popelard M-D. et Vernant D., Eléments de logique, Paris, Seuil, 1998.

VERLEY X., Logique symbolique, Paris, Ellipses, 1999.

PCI-1126 Histoire de la philosophie antique

Dr. Ernest MENYOMO

Objectif du cours : Saisir les écoles et les étapes de la philosophie ancienne pour comprendre leur impact sur la patristique et la scolastique médiévale.

Plan du cours :

1. La philosophie comme émergence du Logos : Mythe. Science. Les « conditions » d’émergence de la philosophie.

2. Les présocratiques : La question de l’archè et le problème de l’être et du mouvement (unité et pluralité).

3. La sophistique et Socrate, sophiste et philosophe. Le problème d’une définition universelle.

4. La grande époque : Platon et Aristote

Platon : Le monde sensible et le monde intelligible ; les « eidos » et la vérité; le Bien absolu ; la dialectique ascendant et descendant ; la justice et les vertus fondamentales ; le bonheur des citoyens et le gouvernement « des meilleurs » ; l’eugénisme et le « communisme » de Platon, le destin de l’homme et l’immortalité de l’âme.

Aristote : La logique en service de la vérité ; la métaphysique (la substance, acte et puissance, les quatre causes, la nécessité d’une cause non causée) ; le bonheur et les vertus ;

5. Les écoles hellénistiques : L’homme dans le « cosmos », comment bien vivre ?

Les Stoïciens : La période ancienne, la période moyenne et la période impériale ; cohérence de cosmologie, logique et morale ; le « noûs » et l’âme humaine ; le changeable et l’inchangeable ; la « paix [de l’âme] stoïcienne »; le panthéisme ;

Epicure : La tranquillité de l’âme ; la conception des dieux; la distinction des besoins et le « calcul » des plaisirs.

L’Académie moyenne et le scepticisme ; Arkesile et Karnéade

Plotin et le néoplatonisme : Le Bien absolu ; les émanations ; l’ascèse ; le problème du mal.

Bibliographie de base :

CANTO-SPERBER M., Philosophie grecque, 1997.

DumonT P., Les Présocratiques, Paris, Gallimard, 1988.

DUMENT P., la philosophie antique, Paris, PUF, 2002.

Gigon O., Les grands problèmes de la philosophie antique, Paris, Payot, 1961.

gourinat J.B., La dialectique des stoïciens, Paris, Vrin, 2000.

HADOT p., Etudes de philosophie ancienne, Paris, Les belles lettres, 1998.

Hadot P., Qu’est-ce que la philosophie antique?, Paris, Gallimard, 1995.

MATTEI J.F., Platon, Paris, PUF, QSJ, 2000.

RuSs J., L’Aventure de la pensée européenne, Paris, Armand Colin, 1995.

PCI-2183 Initiation à la recherche et au travail scientifique

Pr. OWONO KOUMA

I- Descriptif

Qu’est-ce qu’un travail scientifique ? Qu’est-ce que l’esprit scientifique ? A quoi le reconnait-on ? Qu’est-ce que la méthode ? Qu’est-ce que la recherche ? Pourquoi effectuer des recherches ? Quel est l’intérêt de la méthode pour la recherche ? Pourquoi un cours d’Initiation au travail scientifique ?

Ces quelques interrogations liminaires préparent à la grande question de ce cours : comment préparer, rédiger et présenter un travail de recherche universitaire ? Le cours passera donc en revue les différents aspects de cette question : le choix et la formulation du sujet, le problème et la problématique, l’hypothèse de recherche, la ou les questions de méthode, la collecte du matériau, l’argumentation et ses procédés, les types de citation et les manières de citer, la rédaction des notes infrapaginales et de la bibliographie, l’emploi des expressions latines et/ou françaises et leurs abréviations, la rédaction de l’introduction générale, des parties/chapitres et de la conclusion générale, la confection des index, le sommaire et la table des matières, etc.

Objectifs du cours : permettre aux étudiants de mener à bien leurs recherches (savoir lire, savoir prendre des notes, savoir indiquer les sources consultées, savoir formuler le problème, la problématique et l’hypothèse de recherche, savoir confectionner une bibliographie, etc.), permettre aux étudiants de produire des travaux lisibles aux plans du contenu, de la démarche et de la présentation matérielle.

II- Plan

Introduction générale

Première partie : Recherche afférente à un cours

    1. Objectifs

      1. S’informer et compléter sa compréhension

      2. Préparer un travail (écrit ou oral)

    1. Moyens/Étapes

      1. Connaître la bibliothèque

      2. Savoir lire

      3. Savoir prendre des notes

Deuxième partie : Recherche conduisant à un mémoire

2.1. Le mémoire

2.1.1. Définition, nature et type

2.1.2. Exigences et/ou attentes

2.2. Le choix du sujet et du directeur de recherche

2.2.1. “Choix” du sujet

2.2.2. Choix du directeur

2.3. Le plan de recherche

2.3.1. Constitution de la bibliographie

2.3.2. Collecte du matériau

2.3.3. Analyse des données

2.4. Le plan de rédaction

2.4.1. Montage de données collectées

24.2. Exigences du montage

2.5. La rédaction du mémoire

2.5.1. Aspects théoriques et pratiques

2.5.2. Conseils en matière de rédaction

Conclusion générale (?)

III- Bibliographie sommaire

Arambourou (Ch.), Texier (F.) et Vanoye (F.). Guide de la contraction de texte. Paris : Hachette, coll. “Faire le point”, 1972, 185 p.

Beaud (Michel). L’Art de la thèse. Comment préparer et rédiger une thèse de doctorat, un mémoire de DEA ou de maîtrise ou tout autre travail universitaire ? Paris : La Découverte, 1988, 152 p.

Bellenger (Lionel). L’Argumentation. Principes et méthodes. Paris : Les Éditions ESF, 1980, ???

Blackburn (M.) et alii. Comment rédiger un rapport de recherche. 5e édition. [Québec] : Édition Leméac Inc., 1974, VIII- 72 p.

Boulogne (Arlette). Comment rédiger une bibliographie. Paris : A. Colin, coll. “128”, 2005, 128 p.

Cabakulu (Mwamba) et Chimoun (Mosé). Initiation à la recherche et au travail scientifique. 3e édition. Nouvelle édition revue et corrigée. Saint-Louis [Sénégal] : Éditions Xamal, coll. “Interdisciplines”, 2006, 86 p.

Chimoun (Mosé). Méthodes contrastives des recherches et de rédaction des travaux scientifiques. Laboratoire de littérature comparée. Saint-Louis (Sénégal) : Éditions Serigne Fallou Mbacké, coll. “Interlittératures”, 2014, 93 p.

Carrière (Gaston). Initiation au travail scientifique. 3e édition. Ottawa : Édition de l’Université d’Ottawa, 1967, 155 p.

Chevalier (Brigitte). Lecture et prise de notes. Gestion mentale et acquisition de méthodes de travail. Paris : Nathan, coll. “128”, 1992, 127 p.

Dreyfus (Simone). La Thèse et le mémoire de doctorat. Étude méthodologique. Paris : Édition Cujas, 1983, 341 p.

Eurrutia Cavero (Mercedes). « La rédaction d’un article scientifique ». In : M. Carme Figuerola, Montserrat Parra et Père Solà (eds). La lingüistica francesca en el nuevo milenio, San Salvador, Editorial Milenio, 2002, 791 p.

Fédry (Jacques). Le Travail intellectuel. Méthodologie et techniques d’expression écrite et orale. Yaoundé : Presses de l’UCAC, coll. “Apprendre”, 1997, 146 p.

Fragnière (Jean-Pierre). Comment réussir un mémoire. Comment présenter un rapport… Paris : Bordas/Dunod, 1986, 142 p.

Géray (Christine). Le Compte rendu de lecture. Exposé, fiche de lecture. Paris : Hatier, coll. “Profil formation”, 1977, 79 p.

Le Bras (Florence). Comment prendre des notes. Alleur [Belgique] : Marabout, 1992, 152 p.

Morfaux (L.-M.) et Prévost (R.). Résumé et synthèse de textes. Méthodes et textes d’application. Paris : A. Colin, coll. Flash “U”, 1984, 222 p.

Olivier (Lawrence), Bédard (Guy) et Ferron (Julie). L’Élaboration d’une problématique de recherche. Sources, outils et méthode. Paris : L’Harmattan, coll. “Logiques sociales”, 2005, 99 p.

Owono-Kouma (Auguste).. « La lecture dans les études ». In : Institut de philosophie Saint-Joseph-Mukasa. Sept invitations à philosopher. Préface de Claude Pairault. Yaoundé : Presses de l’UCAC, coll. “Les publications du conseil scientifique”, n° 28, 1999, pp. 13-21.

Owono-Kouma (Auguste). « Comment réussir ses études supérieures ? » Leçon inauguralede l’année académique 2015-2016 prononcée le 02 octobre 2015 à l’Institut de philosophie Saint-Joseph-Mukasa de Nkolbisson (Yaoundé). Inédit, 11 p.

Picard (Michel) (sous la direction de). La Lecture littéraire. Actes du colloque de Reims (14- 16 juin 1984). Paris : Éditions Clancier-Guénaud, 1987, 328 p.

Plot (Bernadette). Écrire une thèse ou un mémoire en sciences humaines. Paris : Champion, 1986, 305 p.

Poirier (Léandre). Au service de nos écrivains. Directives pratiques pour publications. 3e édition. Montréal : Fides, 1964, XVIII- 193 p.

Ramat (Aurel). Grammaire typographique. 4e édition. Saint-Lambert [Québec] : A. Ramat éd., 1989, 96 p.

Robert (André D.) et Bouillaguet (Annick). L’Analyse de contenu. Paris : PUF, coll. “Que sais-je ?”, 1997, 128 p.

Rouveyran (Jean-Claude). Le Guide de la thèse. Le guide du mémoire. Du projet à la soutenance. Règles et traditions universitaires. Techniques d’aujourd’hui : traitement de texte, CD-Rom, Internet. Paris : Maisonneuve & Larose, 2001, 249 p.

Saint-Robert (Philippe de). Bien écrire et parler juste. Guide pratique d’expression et de communication. 1e édition. Paris, Bruxelles, Montréal, Zürich : Sélection du Reader’s Digest, 1987, 512 p.

PCI-2198 Latin

Pascal MEBE ABÂH

Dr. ABANDA Joseph

Le cours est une initiation à la langue latine et à ses fondamentaux : prononciation, vocabulaire, déclinaisons du nom, du pronom et de l’adjectif ; le verbe et ses conjugaisons ; les mots invariables ; la syntaxe… Nous donnerons beaucoup de place aux exercices pratiques, à travers l’observation et l’étude de textes récents ou anciens, auxquels nous intégrerons des textes d’Eglise, afin d’accoutumer l’étudiant au latin ecclésiastique.

Bibliographie de base :

Deleani Simone et Vermander Jean-Marie, Initiation à la langue latine et à son système, manuel pour grands débutants, 11e édition, Paris, SEDES, 1975, sous la direction de Jean Beaujeu.

Petitmangin H., Grammaire latine complète, 5e édition, texte révisé par P.-N. Burtin et A. Pitou, révision nouvelle de Pierre Coussin, Paris, J. De Gigord, 1967 (1ère édition : 1963).

morisset Gaston / BAUDIFFER Thomas, Précis de grammaire latine, Paris, Magnard, 2002.

SÉlection du Reader’s Digest, Énigmes et secrets du passé, Paris, Bruxelles, Montréal, Zurich, 1985.

PCI-4326 Phonologie de la langue française

Pascal MEBE ABÂH

Le cours consiste fondamentalement en un travail sur la grammaire française, à partir de textes de base, ainsi que des questions posées par les étudiants. Les textes sont des textes littéraires d’auteurs africains ou français, contemporains pour la plupart, des extraits d’essais ou des articles de journaux.

À partir de ces textes, nous passons en revue les différents éléments de la langue, en commençant par la structure de la phrase et les différents types et formes de phrases (interrogation, affirmation/négation, phrases simples et complexes, différentes propositions…). Nous abordons ensuite les différentes fonctions dans la phrase et les classes grammaticales, les verbes, l’usage des modes et des temps. Nous terminons par les mots qui permettent d’organiser un texte et les différentes formes de textes.

Bibliographie de base :

Baril Denis et Guillet Jean, Techniques de l’expression orale et écrite, Paris, Dalloz, 1996.

Cadiot-Cueilleron et al., Grammaire, 350 exercices, niveau supérieur I, Paris, Hachette, 1992.

Gaillard Bénédicte, Pratique du français de A à Z, Paris, Hatier, 1995.

Grevisse Maurice, Le Français correct, Louvain-La-Neuve, Duculot, 1999.

Grevisse Maurice et Goosse André, Nouvelle grammaire française, LLN, Duculot, 1995.

PCI-4336 Expression orale et écrite I– II

Dr. Joseph ABAH ATANGANA

Le cours vise à élaborer et à mettre en pratique les diverses stratégies d’une communication efficace, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Il s’agit de maitriser la méthodologie des exercices écrits et oraux tels que la dissertation, le commentaire de texte, l’exposé, la contraction de texte, l’explication de texte. Après avoir montré l’importance de la communication dans les sociétés humaines, il fera ressortir la différence entre ces deux formes d’expression. Pour tout dire, il s’agit de mieux lire, de mieux parler et de mieux écrire.

Argumentation :

Les niveaux de langue, l’écart, les interférences, lexicologie différentielle, questions de sémantique lexicale, l’argumentation, les pièges de la ponctuation, les accidents de langage, les figures de style, les exercices écrits (dissertation et commentaire composé). Les cours magistraux aborderont les principales questions théoriques. Les travaux dirigés et les travaux pratiques permettront d’approfondir ces notions. Des pistes seront indiquées aux étudiants dans le but de leur permettre, pour leurs travaux personnels, d’aller au-delà des notions abordées pendant les cours magistraux et les travaux dirigés.

  • Plan du cours :

Sont précisés, dans cette section, les connaissances, notions, concepts et théories à acquérir pendant l’apprentissage. Ce tableau est donné à titre indicatif, sous réserve des réajustements qui pourront être apportés en fonction de la progression des étudiants et/ou du calendrier académique.

 

Activités

Éléments de contenu

Objectifs spécifiques

Exercices préparatoires

1er cours

Présentation du plan du cours

Objectifs du cours

Activités prévues pendant les sessions 1 et 2

Chapitre 1 : mieux lire, mieux écrire, mieux parler

Lire est un devoir, un facteur d’adaptation sociale et un moyen essentiel de culture

La relation lecture-écriture : lire pour mieux écrire et acquérir un style personnel

2e cours

3e cours

Chapitre 2 : les indices de la personne : le locuteur et le destinataire

Discours et récit 

les modes verbaux ; les modalisateurs ; les figures du discours

4e cours

TD N° 1 : la dissertation générale (définition de l’exercice, étudier l’énoncé, recherche des idées, introduction, différentes démarches, conclusion)

5e cours

Composition n°1

Elle porte sur les cours 1, 2 et 3

Vérifier l’assimilation des notions abordées pendant les cours 1, 2 et 3.

6e cours

Correction de la composition n° 1 (30 minutes) / Remise des devoirs à effectuer pendant le T.D. du cours suivant

Chapitre 3 : thème et thèse

Thèse et argument 

; le rôle de l’exemple ; les connecteurs et la composition en paragraphes ; l’ordre de l’argumentation : étayer, réfuter, discuter

7e cours

8e cours

TD 2 : la contraction de texte : organiser sa pensée ; les différents modes de raisonnement

9e cours

Composition n°2

Elle porte sur l’ensemble du cours

Vérifier l’assimilation des notions abordées pendant l’ensemble du cours

10e cours

Correction de la composition n° 2 / Bilan et révision générale

 

Bibliographie principale : La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif. Toute source dont le contenu a un lien avec les enseignements peut être consultée.

  1. Abbadie Christian et alii, L’expression française écrite et orale, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1994.

  2. Bacry Patrick, Les Figures de style et autres procédés stylistiques, Paris, Belin, 1992.

  3. Chassang Arsène et Senninger Charles, La Dissertation littéraire générale, Paris, Hachette, 1992.

  4. Kerbrat-Orecchioni, La conversation, Paris, Le Seuil, 1996.

  5. Klein Catherine et alii, Mieux lire, mieux écrire, mieux parler, Paris, Hachette, 1998.

  6. Lemeunier Aude, Approche méthodique des textes argumentatifs, Paris, Hatier, 1997.

  7. Nguela Jacques, Rédaction administrative et expression orale, Yaoundé, Sopecam,

  8. Chassang Arsène, Senninger Charles, La Dissertation Littéraire Générale, Paris, Hachette, tome 1, 1992.

  9. Cressot Marcel, James Laurence, Le Style et ses techniques. Précis d’analyse stylistique, Paris, PUF, 1988.

  10. Saint-Robert, Philippe De, Bien écrire et parler juste. Guide pratique d’expression et de communication, Paris, Sélection du Reader’s Digest, 1992.

  • Méthode d’évaluation :

En dehors des travaux personnels (T.P.E.) qui peuvent être proposés aux apprenants au terme d’un cours avec pour objectif de cerner certaines notions fondamentales qui n’ont pas pu être abordées, l’évaluation des connaissances sera organisée comme suit : composition n° 1 : 50 %, composition n° 2 : 50 %.Les fautes de grammaires, de vocabulaire, d’orthographe et de morphosyntaxe seront pénalisées à hauteur de 10% pour chaque test. Les copies surchargées et/ou raturées seront pénalisées à hauteur de 5% pour chaque test. Un total de 100 points est à conquérir à chaque évaluation.

PCI-3225 Initiation à la sociologie

Dr. Joseph ABANDA

Le cours intitulé Initiation à la sociologie a, en effet, deux dimensions. Dans sa première dimension, il aide l’étudiant à se familiariser avec des notions de sociologie telles que: personne sociale, socialisation, culture, société, valeurs, changement, mobilité et autres. Dans sa deuxième dimension, il présente les défis missionnaires actuels à la lumière de ces notions générales de sociologie. La mission de l’Eglise ne connaît pas de limites géographiques ou culturelles. Elle s’exerce dans les différents lieux et milieux. Le pape Jean Paul II disait: ” Nous nous trouvons aujourd’hui devant des situations religieuses très diverses et changeantes: les peuples bougent, les réalités sociales et religieuses, jadis claires et bien définies, évoluent actuellement et deviennent complexes. Il suffit d’évoquer ici certains phénomènes tels que l’urbanisation, les migrations massives, les mouvements des réfugiés, la déchristianisation” (Redemptoris missio, n°32). Nous ne pouvons pas annoncer l’Evangile dans un contexte social sans en tenir compte. Et pour en tenir compte il faut le connaître, l’étudier avec l’aide de la sociologie.

Bibliographie de base :

CABIN P. et DORTIER J. F. (dir), La sociologie. Histoire et idées, Paris, Editions Sciences Humaines, 2000.

CAZENEUVE J., Dix grandes notions de la sociologie, Paris, Edition du Seuil, 1976.

COLLECTIF, Identité (s) : L’individu, le groupe, la société, Auxerre : Sciences Humaines, 2004.

JEAN PAUL II, Lettre encyclique Redemptoris missio, Paris, Cerf, 1991.

ROCHER G., Introduction à la sociologie générale, Paris, Collection Point n°15, 2002.

TOURAINE A., Pour la sociologie, Paris, Editions du Seuil, 1974.

PCI-3233 Initiation critique aux médias

Pascal MEBE ABÂH

Les médias sont des moyens de communication dont l’étudiant doit connaître les méthodes et les styles et les caractéristiques, afin de pouvoir les analyser et de les juger. En les scrutant, les cours se pencheront sur la nouvelle culture engendrée par ces moyens, en abordant les questions spéciales de la liberté et de la vérité. En plus d’un enseignement théorique, nous procéderons à l’analyse (écrits, audiovisuels notamment).

Bibliographie de base :

Concile Vatican II, Décret Inter mirifica (sur les moyens de communication sociale).

HENOT Allain, Le processus de la communication, Edition Guérin, Montréal, Toronto, Collection « SARP », 1978.

JEAN PAUL II, Lettre encyclique Veritatis splendor, 1993.

PCI-3243 Philosophie du droit

Dr. Janvier Nama

La philosophie du droit est considérée dans un sens large comme une réflexion systématique du droit, son rapport à la justice, la science du droit, la structure du système ou le raisonnement juridique. Bien que la notion de droit soit livrée à un « magma de doutes » et à une « indécision problématique » qui rendent flous son élucidation, ce cours vise à outiller l’étudiant sur l’ontologie du droit, c’est-à-dire sa nature et son essence et surtout à saisir ce droit comme objet livré à l’examen de l’observateur.

L’étudiant devrait aussi se former au métadiscours portant sur l’objet du droit non comme fait mais comme science avec ses conditions de scientificité. Cependant la neutralité axiologique de l’épistémologie descriptiviste et normativiste de l’école kelsenienne face aux présupposés jusnaturalistes pose la question de la rencontre du droit tel qu’il est avec le droit tel qu’il devrait être avec ses accents métaphysiques justement disqualifiés par les positivistes.

Au fond, le cours cherchera à donner des arguments intellectuels et critiques aux étudiants pour assimiler la matrice fondamentale de la pensée judéo-chrétienne s’articulant autant sur le droit naturel que sur la loi naturelle.

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

1. Amselek Paul et Crzegorcyzyk C. ( Dir.), Controverses autour de l’ontologie du droit, Paris, PUF, 1989,228 p.

2. Amselek Paul s.dir., Théorie du droit et science, Paris, PUF, 1994, 328 p.

3. Amselek Paul, Méthode phénoménologique et théorie du droit, Paris, LGDJ, 1964, 464 p.

4. Aristote, Ethique à Nicomaque, Paris, GF Flammarion, 1965, 346 p.

5. Atias Christian, Épistémologie du droit, PUF, 1994, 128p. (Que-sais-je ? 2840)

6. Goyard Fabre Simone, Les embarras philosophiques du droit naturel, Paris, Vrin, 2002, 372p.

7.Crzegorczyk Christophe et al., Le positivisme juridique, Paris, LGDJ, 1992, 523p.

8. Dworkin Ronald, L’Empire du droit, Paris, PUF, 1996,

9. Dworkin Ronald, Prendre les droits au sérieux, Paris, PUF, 1995, 515 p.

10. Hans Kelsen, Théorie pure du droit, trad. Eisenmman, Paris, Dalloz, 1999, 367p.

11. Hart H.L.A., Le concept de droit, 2è éd. Trad. Michel Van Kerchove, Bruxelles, Faculté universitaire Saint – Louis, 1976, 314 p.

12. Hume David, Traité de la nature Humaine,

13. Renaut Alain et Sosoe Lukas, Philosophie du droit, Paris, PUF,1991,484p.

Deuxième année

PCII-1066 Philosophie de l’être

Dr.Stève Gaston BOBONGAUD

Objectifs pédagogiques

Le présent cours veut aider les étudiants à s’élever théoriquement en ce qui concerne la matière philosophique. Il s’agit d’un parcours fondamental, fondamentalement formatif et capacitatif. Il voudrait plonger les étudiants dans les parcours zigzagués de la métaphysique depuis ses commencements.

Le cours devrait aider les étudiants à accéder précisément à la pensée d’Aristote et à comprendre les notions-phares de sa philosophie théorétique.

À travers le cheminement proposé, les auditeurs vont se confronter aussi avec les pensées d’auteurs qui ont prolongé et même dépassé la métaphysique aristotélicienne.

Il s’agira aussi d’aider les étudiants à élaborer une réflexion théorique qui puisse prendre appui sur leur langue et leur culture, en prenant pour paradigme le modèle aristotélicien. Dans cet ordre, les prolongements africains de la métaphysique aristotélicienne seront d’un grand bénéfice heuristique.

Argumentaire

Le cours que nous entreprenons nous plonge dans l’interrogation sur l’être. Cette interrogation prend plusieurs aspects à travers les âges. Interroger l’être apparaît comme une tâche délicate qui a occupé les penseurs de tous les temps. Cette interrogation a aussi un aspect et une dimension culturels. Les cultures du monde n’ont pas échappé au penser-à-l’être, au questionnement sur la présence de quelque chose plutôt que rien dans la spatialité et la temporalité. On peut dire que leur pensée a navigué entre staticité et processualité.

En philosophie, la question de l’être a été largement thématisée. Elle s’est progressivement systématisée pour atteindre des pics théoriques chez des penseurs des temps médiévaux, des penseurs des temps modernes et des temps contemporains.

Dans notre parcours heuristique, il ne s’agit pas avant tout de rendre compte du cheminement historique de la métaphysique mais de présenter le sens de son émergence et de sa maturation en articulant notre propos autour d’Aristote. Le Stagirite nous guidera sur les chemins d’initiation et de compréhension générale de la métaphysique.

Appréhender la métaphysique aristotélicienne suppose visiter les Anciens qui l’ont précédé et qui ont voulu donner sens à la présence de l’homme au monde ainsi qu’à la réalité au sein de laquelle il se trouve et veut s’accomplir. En ce sens, des auteurs comme Parménide et Platon nous aideront à entrevoir les fondements et les orientations de la métaphysique avant son expression spécifique et spécifiante chez Aristote…

Notre parcours épistémologique nous mènera vers des auteurs qui ont prolongé la pensée aristotélicienne, dont Saint Thomas d’Aquin, le Docteur angélique et Francisco Suarez, sj. penseur de la médiévalité tardive. Nous procéderons au revenir théorique avec Denys le Pseudo-Aréopagite, avant d’envisager une ouverture africaine de notre parcours. Il s’agit de voir comment des auteurs de la philosophie africaine ont envisagé l’être et élaboré un penser-à-l’être. Nous convoquerons brièvement Placide Tempels et Alexis Kagamé.

Pour préciser notre propos, notons que plusieurs entrées sont données à la métaphysique en général et à la métaphysique aristotélicienne en particulier. On peut considérer comme « […] métaphysique toute enquête argumentée, démarche ou approche, dont la destination expresse est l’établissement ou la découverte de premiers principes ou des causes de l’être, du connaître et de l’agir. En ce sens, la métaphysique n’est assimilable à aucune έπιστήμη [epistêmè] singulière, quelle qu’en soit par ailleurs la portée effective ou les aspirations ultimes » [Jean-Marc Narbonne et Luc Langlois, « Introduction », dans Id., La métaphysique, p. 9].

Nos interrogations couvriront de larges pans des problématiques métaphysiques élaborées avant le Stagirite, par lui-même et autour de lui, plus spécialement, après la détermination de la philosophie première comme trans-physique. Le parcours théorique devrait aider les étudiants à mieux envisager les questions existentielles et sociales qui se posent à eux avec un regard transformé par le questionnement ontologique.

Pour ce qui est des travaux de recherche, ils s’articuleront autour de la pensée métaphysique d’auteurs majoritairement post-aristotéliciens.

Plan du Cours

  1. Introduction : L’interrogation sur l’être

  2. Indications générales

    1. Autour de la métaphysique

    1. Détermination plurielle de la métaphysique

    2. La pensée métaphysique pré-aristotélicienne

      1. Parménide

      2. Platon

  1. Le problème de la métaphysique chez Aristote 

    1. De la philosophie aristotélicienne

    2. Sens et objet de la métaphysique selon Aristote

    3. Les concepts majeurs de la métaphysique

    4. La méthode métaphysique

  2. Approfondissement perspectiviste : saint Thomas et les problématiques métaphysiques

    1. Autour de la métaphysique de St Thomas d’Aquin

    2. La question de l’analogie

    3. La question de Dieu / les noms divins

  3. Ouvertures

    1. Francisco Suarez et la destruction de l’ontothéologie

Sens et objet de la métaphysique chez Suarez

    1. Métaphysique et méta-métaphysique chez le Pseudo-Denys l’Aréopagite

  1. Conclusion : Penser l’être en Afrique : entre ontologie et existence

Bibliographie indicative

Tous les Livres de la Métaphysique d’Aristote§§

Aubel (M. van), « Accident, catégories et prédicables dans l’œuvre d’Aristote », Revue Philosophique de Louvain, Tome 61, num. 71, 1963, pp. 361-401 ; Aubenque, P., Le problème de l’être chez Aristote. Essai sur la problématique aristotélicienne, Paris, PUF, 1962 ; Balmès, M., Pour un plein accès à l’acte d’être avec Thomas et Aristote. Réenraciner le De ente et essentia, prolonger la Métaphysique, Paris, L’Harmattan, 2003 ; Brice P., Histoire de la philosophie I. vol. 1: Orient, Antiquité, Paris, Gallimard, 1969 ; Caratini, R., Initiation à la philosophie, Montréal, L’Archipel, 2000 ; Décarie, V.,L’objet de la métaphysique selon Aristote, Paris, Vrin, 1971 ; Elders, L., « Aristote et l’objet de la métaphysique », Revue Philosophique de Louvain, Tome 60, n° 66, 1962, pp. 165-183 ; Follon, J., « Le concept de philosophie première dans la Métaphysique d’Aristote », Revue Philosophique de Louvain, Tome 90, num. 88, 1992, pp. 387-421 ; Forbi, K. S., Initiation à la problématique métaphysique de l’être chez Aristote. Fondements de la métaphysique, Yaoundé, PUCAC, 2010 ; Geiger, L.-B., Penser avec Thomas d’Aquin, Fribourg, EUF, 2000 ; Gusdorf, G., Traité de métaphysique, Paris, Armand Colin, 1956 ;Leibniz, G. W., Discours de métaphysique,Paris, Vrin, 1994 ; Marcel, G., Être et avoir I, Journal de métaphysique, Paris, Aubier-Montaigne, 1968 ; Marion, J.-L., « La fin de la fin de la métaphysique », Laval Théologique et Philosophique, 1, vol. 42 (1986), pp. 23-33 ; Muralt A. (de), Comment dire l’Être ? L’invention du discours métaphysique chez Aristote, Paris, Vrin, 1985 ; Nef, F., Qu’est-ce que la métaphysique ?, Paris, Gallimard, 2004 ; Narbonne, J.-M. et Langlois, L., La métaphysique. Son histoire, sa critique et ses enjeux, Paris, Vrin, 1999 ; Thomas d’Aquin,La division et les méthodes de la science spéculative : physique, mathématique et métaphysique, Paris, L’Harmattan, 2002 ; Thomas, J., Introduction à la métaphysique, Yaoundé, PUCAC, 1999 ; Tresmontant, C., Les problèmes de l’athéisme,Paris, Seuil, 1972 ; Whal, J., Traité de métaphysique, Paris, Payot, 1957.

Mode d’évaluation

  • Travaux de recherches / et résumés des travaux (groupes de 7 personnes)

  • Examen Oral

PCII-1086 Anthropologie philosophique

Dr. Guy Paulin NGA

Nature/culture, matière/esprit, individu/environnement, sciences humaines/sciences naturelles, ces vieilles oppositions, loin de nous aider à comprendre l’être humain, nous masquent sa vraie réalité. La compartimentation ; la disjonction entre les connaissances et la réduction qui traitent l’être humain au hachoir, le découpent en miettes et cherchent à l’expliquer à partir d’un principe unique, d’un schème simple ou d’une formule maîtresse, vident la notion d’homme de son contenu pour ne retenir que des fragments ou des lambeaux qui font le régal des disciplines, des spécialités et des sous-spécialités dans un contexte d’hyperspécialisation.

Le présent cours ambitionne de dépasser toutes ces conceptions étroites et insulaires de l’être humain ; de dépasser toutes les conceptions réductrices et réductionnistes qui privent l’être humain de son identité spirituelle et multidimensionnelle. Notre projet ultime étant d’aider chacun à s’accomplir dans son humanité de manière authentique et ouverte, nous organiserons et présenterons, à travers un paradigme, une conception capable de traduire la complexité de l’être humain ; une conception capable de relier et d’articuler des points de vue habituellement disjoints, points de vue qui, comme de multiples naissances, correspondent à de multiples enracinements : physique, biologique, anthropologique, social, culturel.

Bibliographie de base:

BERNARD André, L’homme et son accomplissement, Essai d’anthropologie philosophique avec quelques prolongements théologiques, Kinshasa, Ed. Saint Paul, 1989.

DARWIN Charles, (1873), L’origine des espèces, Paris, Flammarion, 1992.

DESCOLA Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.

DE SINGLY François, L’individualisme est un humanisme, Paris, Editions de l’Aube, 2005.

FERRY Luc et VINCENT Jean-Didier, Qu’est-ce que l’homme ?, Paris, Odile Jacob, 2000.

HADOT Pierre, La philosophie comme manière de vivre. Entretiens avec Jeannie Carlier et Arnold I. Davidson, Paris, Albin Michel, 2001.

REY Jean-François, La mesure de l’homme. L’idée d’humanité dans la philosophie d’Emmanuel Lévinas, Paris, Michalon, 2001.

SCHAEFFER Jean-Marie, La fin de l’exception humaine, Paris, Gallimard, 2007.

SCHELER Max, La situation de l’homme dans le monde, Paris, Ed. Montaigne, 1951.

TEILHARD DE CHARDIN, (1956), La place de l’homme dans la nature, Paris, Albin Michel, 1996.

PCII-1056 Philosophie de la connaissance

Pr. Antoine MANGA BIHINA

Il s’agira, dans ce cours :

  1. De mettre en évidence l’importance de la connaissance dans la vie de l’homme (devoir), la dynamique des sociétés (sources et possibilités) et la mouvance de l’histoire (instrumentalisation)

  1. De découvrir l’état des lieux, les débats et les positionnements philosophiques relatifs à la connaissance humaine, sa portée, ses dimensions et ses finalités.

Pourquoi l’homme cherche-t-il à connaître, qu’est-ce qui lui est possible dans ce domaine et que fait-il de ses connaissances ?

ORGANISTION DU COURS

  1. ENSEIGNEMENTS THEORIQUES

Remarques préliminaires : Qu’est-ce que la philosophie de la connaissance ?

Introduction Générale : Le devoir de connaissance

  1. La recherche

  2. L’amélioration

  3. La démocratie

Chapitre 1 : De la connaissance humaine

  1. Possibilités et sources

  2. Les problématiques et les débats

  3. Ouvertures actuelles

Chapitre 2 : Les dimensions de la connaissance humaine

  1. La nature et le surnaturel

  2. Le vivant et l’artificiel

  3. L’homme et la société

Chapitre 3 : Des finalités de la connaissance humaine

  1. Les lumières

  2. L’assurance

  3. La maîtrise

Conclusion générale

La connaissance à l’ère des techno sciences.

  1. TRAVAUX PRATIQUES

Thèmes de recherche à mener en groupes et appelés à produire un document écrit à base des exposés à présenter en classe en fin de semestre.

PCII-1096 Philosophie de la morale

Dr. Robert ONDOBO

Nous partons du fait que l’homme est le seul vivant qui n’est pas totalement déterminé en vue de son action. Par l’intervention de son intelligence (raison) il jouit d’une liberté fondamentale (liberum arbitrium). D’où résulte sa dignité et en même temps sa responsabilité: responsabilité en un double sens: rendre compte de son action et prendre soin de son achèvement, c’est à dire de sa finalité (bonheur). L’homme peut et doit se déterminer soi-même.

Cette autodétermination ne doit pas se faire sans repères. Comme repères nous considérons:

  • La norme subjective (le jugement de la conscience morale bien formée)

  • La norme objective (coutumes et lois positives, convictions religieuses) et les critères de leur justesse (loi éternelle, loi naturelle, loi positive)

  • Les valeurs universelles et particulières

  • Les vertus traditionnelles et actuelles

  • Différentes formes d’éthique

  1. Les éthiques téléologiques (Eudémonisme)

  2. Les éthiques conséquentialistes et utilitaristes (Hédonisme)

  3. Les éthiques déontologiques.

Bibliographie de base :

ARISTOTE, Ethique à Nicomaque, nombreuses éditions.

CANTO-SPERBER Monique (dir), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, (2 tomes), Paris, PUF, 2004.

HUISMAN D. / VERGEZ A., Philosophie, Tome I, L’action, Marabout, 1995.

KANT E., Fondements d’une métaphysique des mœurs, nombreuses éditions.

KONRAD M., Dalla felicità all’amicizia, Roma, LUP, 2007.

MBARGA J., Valeurs humaines – valeurs morales, Yaoundé, Groupe éthique, 2002.

NDJERE E., La Justice, la Vérité et le Bonheur, Yaoundé, Presses de l’UCAC, 2005.

Simon R., Morale, Paris, Beauchesne, 1964.

THOMAS d’Aquin, Somme Théologique, nombreuses éditions.

Utz A. F., Approches d’une philosophie morale, Paris, Beauchesne, 1972.

PCII-1136 Histoire de la philosophie patristique et médiévale

Dr. Ernest MENYOMO

La période médiévale est en procès. Un procès dont beaucoup de philosophes aujourd’hui considèrent l’issue connue et sans appel : le moyen âge a mis en berne l’esprit philosophique. Sur quoi une aussi grave accusation peut-elle se fonder ? La prospection de cette période de l’histoire nous permettra de nous rendre compte du contraire. Même s’il est vrai que la question qui préoccupait le plus l’homme au moyen âge était celle de son salut et non les découvertes scientifiques, il reste fondé que l’époque taxée d’obscurantisme a servi une vaste pépinière philosophique à la postérité.

1. Définition du cadre chronologique du moyen âge. 2. La patristique des premiers siècles (caractères ; les Pères apologistes). 3. La patristique des III et IV siècles (caractéristiques). 4. Sait Augustin (Vie et œuvres ; Raison et foi ; théorie de l’illumination ; Dieu comme Etre, Vérité et Amour ; la structure trinitaire de l’homme et le péché ; le problème de la création et du temps ; la polémique contre le manichéisme et le problème du mal ; la non-substantialité du mal ; le mal physique et le mal moral ; contre le donatisme et le pélagianisme ; liberté, grâce et prédestination ; la cité de Dieu). 5. La scolastique. 6. Anselme d’Aoste. 7. La querelle des universaux. 8. Saint thomas d’Aquin.

Objectif :

Identifier dans la pensée médiévale les germes à l’origine du printemps philosophique des temps modernes et contemporains. Rétablir le lien nécessaire entre la pensée de l’antiquité, celle du moyen âge et celle des temps modernes et contemporains.

Textes :

Prologue de Saint Jean, 1,1-18.

Discours du Pape Benoît XVI à Ratisbonne ;

REALE G. et ANTISERI D., Il pensiero occidentale dalle origini ad oggi, I, Editrice Scuola, Brescia, 1983. 

FUMAGALLI M. et BROCCHIERI B., Il pensiero politico medievale, Editori Laterza, 2000.

GILSON E., L’esprit de la Philosophie médiévale, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1989.

GILSON E., Le thomisme, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1997.

Saint Augustin, analyse du texte sur la non-substantialité du mal, Confessions l VII, 12.

PCII-1216 Histoire de la philosophie moderne

Dr. DOOLALI Noel

Ce cours présentera la philosophie qui s’étend sur la période de 1492 – 1789 d’une part comme héritage de la pensée antique en bien des points (Descartes, Spinoza, Leibniz ou Hume ne le nient pas), d’autre part comme dépassement de ce que la philosophie de l’Antiquité – et, dans une certaine mesure, celle du Moyen-Age – avait déjà accompli: fonder la philosophie politique comme science, en la séparant nettement de l’éthique (Machiavel ou Hobbes) et envisager rationnellement le réel dans sa totalité en la séparant du religieux (les Lumières: Locke, Rousseau, Diderot, Voltaire entre autres en sont des illustrations).

Nous nous emploierons en outre à faire ressortir l’autre grande caractéristique de la philosophie moderne: l’importance qu’y jouent les sciences (physique, mathématique, chimie, etc.), le débat entre rationalistes (Descartes, Leibniz, Spinoza) et empiristes (Hume et Locke) sur la connaissance en général, mais plus simplement sur des notions telles que celles d’idées, de perceptions, d’existence (réalité), de chose en soi, de substances, d’évidence (vérité) etc., et enfin la synthèse criticiste (Kant).

Bibliographie de base:

ANGOULVENT A.M., Hobbes ou la crise de l’Etat baroque, Paris, PUF, 1992.

BELAVAL Y. (Dir.), Histoire de la philosophie, 6 vol., Paris, Gallimard, 1999.

BERGSON H., Cours III. Leçon d’histoire de la philosophie moderne, Collection Epimethée, Paris, PUF, 1995.

CASSIRER E., Individu et Cosmos dans la philosophie de la Renaissance, Paris, Minuit, 1991.

MARION J.L., Questions cartésiennes. Méthode et métaphasique, Paris, PUF, 1991.

RUSS J., Histoire de la Philosophie, 4 vol., Paris, Armand Colin, 1997.

PCII-1166 Histoire de la philosophie africaine

Pr. Hubert MONO NDJANA

Objectif :

Connaissance historique et systématique de tout ce qui peut être défini comme « philosophie africaine ». Il s’agit d’explorer et d’exposer les pensées d’Africains relevant de la philosophie depuis l’Egypte pharaonique jusqu’aux temps contemporains, d’en dégager les grandes tendances, les auteurs majeurs et les problématiques significatives pour alimenter le débat sur la méthodologie de l’histoire de la philosophie en Afrique.

Sommaire :

Les grands courants : 1)- Courant pharaonique ou égyptologique (Anta Diop, Obenga, Ptahhotep, etc.), 2)- Courant de la philosophie endogène (Tempels, Kagame, Fouda, Hebga, Hountondji, etc.), 3)- Approche idéologique (Nkrumah, Towa, etc.), 4)- Tendance critique et essentialiste (Eboussi Boulaga, Appiah, Amo, Bidima, Njoh Mouellé, Hountondji, etc.).

Mots clés 

Ethnophilosophie – Pensée africaine – Culture – Africain – Egyptologie – Rationalité.

Bibliographie de base:

DIOP C. A., Nations nègres et civilisation, Paris, Présence africaine, 1979.

HOUNTONDJI Paulin J., Sur la « philosophie africaine ».Critique de l’ethnophilosophie, Paris, Maspero, 1977.

NGOMA BINDA E. P., La philosophie africaine contemporaine. Analyse historico-critique, Kinshasa, Saint-Paul, 1994.

PCII-3255 Psychologie générale

Dr. Marie Brigitte NGONO AZO’O

Notre réflexion vise à atteindre trois objectifs :

  1. Connaitre l’histoire de la psychologie en notant les différentes méthodes jusqu’ici utilisées par les spécialistes de cette discipline.

  2. Trouver la meilleure voie pour remédier aux problèmes relatifs à l’édification de la personnalité.

  3. Se pencher sur un aspect de l’homme jusque-là minimisé : un équilibre jamais définitivement atteint. De là nous aboutirons au délicat problème de la question de Dieu que des psychologues sérieux n’ont pas réussi à éviter.

Bibliographie de base:

ADLER A., Connaissance de l’homme, Paris, Payot, 1955.

AEPPLI E., la personnalité et la maturité psychique, Paris, Payot, 1954.

DACO P., Les prodigieuses victoires de la psychologie moderne, Verviers, Éditions Gérard, 1960.

GARDEIL H. D., Initiation à la philosophie de Saint Thomasd’Aquin, Tome 3: Psychologie, Paris, Cerf, 1957.

JUNG C. G., Psychologie de l’inconscient, Genève, Librairie de l’université, 1952.

NAVILLE P., La psychologie du comportement. Le Behaviorisme de Watson, Paris, Gallimard, Paris, 1968.

PIAGET J., La psychologie de l’intelligence, Paris, Colin, 1967.

VERGER A. et HUISMAN D., Psychologie, Paris, Nathan, 1961.

PCII-3265 Pédagogie générale

Dr. Claire MENGUE

  1. OBJESCTIF PEDAGOGIQUE DU COURS :

Au terme de ce cours de Pédagogie Générale, l’étudiant sera fixé sur quelques concepts importants, ainsi que sur quelques repères historiques qui marquent l’évolution des théories et des pratiques pédagogiques. Il sera par ailleurs capable d’identifier les grands courants pédagogiques, et de développer une pensée critique sur les pratiques et les théories qui s’en dégagent.

  1. ARGUMENTAIRE

Si dans la Grèce antique le paidagogos renvoyait à une réalité bien précise, le terme pédagogie de nos jours prête à confusion : la pédagogie se confond avec l’éducation et le pédagogue avec l’enseignant ; et parfois, on la confond avec la didactique. Bien plus, on se demande si elle est ou non une science ; et ceux qui affirment qu’elle est une science achoppent encore sur son objet et sa méthode, alors que ceux qui lui dénient ce statut ne s’accordent pas sur ce qu’elle est finalement. Ainsi, la culture s’est enrichie d’une multitude de théories et de pratiques pédagogiques qui se renouvellent sans cesse.

Les Sciences de l’éducation en général et la pédagogie en particulier, offre un espace fiable pour une réflexion sur l’éducation. Ce cours vise principalement à faire une analyse du concept de pédagogie, à situer la pédagogie, comme discipline autonome, au sein des sciences de l’éducation, à présenter le rapport de la pédagogie avec les autres disciplines des sciences de l’éducation, à éclaircir le statut épistémologique de la pédagogie. Il aura aussi à définir la nature et le rôle de la pédagogie comme science théorique et pratique, à étudier comment élaborer des projets d’intervention pouvant améliorer la pratique éducative et ses résultats.

  1. PLAN DU COURS

 

  1. Qu’est-ce que la pédagogie

    1. Approche étymologique

    2. Pédagogie et éducation

    3. Pédagogie et science

    4. Pédagogie et didactique

    5. La question des méthodes en pédagogie

  1. Quelques repères historiques

2.1. La pédagogie homérique

2.2. La pédagogie athénienne

2.3. Socrate – Platon – Aristote

2.4. La pédagogie africaine

2.5. La pédagogie scolaire et ses précurseurs

3- les grands courants pédagogiques

3.1. La pédagogie traditionnelle

3.2. La pédagogie nouvelle

  1. BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

ALAIN., Propos sur l’éducation, Paris, PUF, 1998.

BERTRAND Y., Les grands pédagogues, Ottawa, Agence d’Arc, 1993.

____________, Théories contemporaines de l’éducation, Ottawa, Agence d’Arc, 1993.

BRU M., Les méthodes en pédagogie, Paris, PUF, 2015.

GAL R., Histoire de l’éducation, Paris, PUF, 1966.

HOUSSAYE J., Quinze pédagogues. Leur influence aujourd’hui, Paris, A. Colin, 1994.

HUBERT R., Traité de pédagogie générale, nouvelle édition revue par Gaston Mialaret, Paris, PUF, 1959.

ILLICH I., Une société sans école, Paris, Seuil, 1971.

KANT E., Réflexions sur l’éducation, Paris, J. Vrin, 1993.

LOKE J., Quelques pensées sur l’éducation, Paris, J Vrin, 1966.

MACINTYRE A., Après la vertu, Paris, PUF, 2007.

MEDICI A., Histoire de l’école nouvelle, Paris, PUF, 1970.

MEIRIEU P., L’école, mode d’emploi, Paris, ESF, 1985.

__________, Le choix d’éduquer, Paris, ESF, 1991.

__________, La pédagogie entre le faire et le dire, Paris, ESF, 1995.

MIALARET G., Histoire mondiale de l’éducation, 4 vol, Paris, PUF, 1981.

__________, Les sciences de l’éducation, 4è éd. Mise à jour, Paris, PUF, 1988.

MORANDI F., Modèles et méthodes en pédagogie, Paris, Nathan, 1997.

MVOGO D., L’Education aujourd’hui : quels enjeux ? , Yaoundé, Presse de l’UCAC, 2002.

NOT L, Les Pédagogies de la connaissance, Toulouse, Privat, 1979.

PELLEREY M., Educare. Manuale di pedagogia come scienza pratico-progettuale, Roma, LAS, 1999.

POSTIC M., La relation éducative, Paris, PUF, 1986.

REBOUL O., La Philosophie de l’éducation, Paris, PUF, 1989.

__________, Les valeurs de l’éducation, Paris, PUF, 1999.

ROUSSEAU J. J., Emile ou de l’éducation, Paris, Garnier/Flammarion, 1966.

TSAFAK G., Comprendre les sciences de l’éducation, Paris, l’Harmattan, 2001.

  1. MODE D’EVALUATION
  • Travaux de recherche en groupe avec production d’un document écrit et présenté sous forme d’exposé comptant pour le contrôle continu.
  • Examen orale pour l’examen de fin de semestre.

PCII-3275 Philosophie de l’art et du travail

Dr. Antoine MANGA BIHINA

Le cours comprendra deux sections dont le dénominateur commun est une réflexion sur la production.

SECTION I : CONSIDERATIONS SUR l’ESTHETIQUE

Chapitre 1 : L’œuvre d’art

  1. La production

  2. La consommation

  3. Le destin

Chapitre 2 : Positionnements fondamentaux

  1. Platon

  2. Kant

  3. Hegel

Chapitre 3 : La percée africaniste

  1. Senghor et l’esthétique négro-africaine

  2. Mveng : l’art comme langage

  3. Du folklore à l’art.

SECTION II : La signification philosophique du travail humain

Chapitre 1 : De la corvée à l’épanouissement

  1. La vulgate de l’homme ordinaire

  2. L’occupation du temps

  3. La division du travail

Chapitre 2 : Le monde du travail

  1. L’esclavagisme

  2. La condition paysanne

  3. La condition ouvrière

Chapitre 3 : La vision chrétienne

  1. La vocation

  2. Le dessein de Dieu

  3. Les paradoxes du contexte international

Conclusion générale : la production en question.

Troisième année

PCIII- 1116 Philosophie de la nature (Cosmologie)

Dr. David Guillaume ILEBA

Objectif pédagogique : Amener les étudiants à comprendre ce qu’est l’univers aujourd’hui, son immensité, ainsi que comment la raison humaine appréhende le monde à travers les grandes subdivisions historiques.

Argumentaire : La cosmologie est l’étude ou le discours sur le monde. Elle vise d’une part à comprendre l’architecture de l’univers et son évolution dans son ensemble à grande échelle d’espace et de temps, et d’autre part à étudier certains phénomènes qui interviennent dans le mouvement et les transformations de la matière.

Pour ce faire, nous nous intéressons aux différentes appréhensions du monde au cours de l’histoire de la philosophie, de l’antiquité grecque à nos jours. Notre réflexion se penchera sur des théories scientifiques (big bang, relativité,…) qui ouvrent à de nombreuses hypothèses sur la géométrie et le contenu de l’univers et qui rendent possible une plus grande compréhension du monde et des réalités physiques qui nous entourent. Nous étudierons des réalités ou notions physiques telles que la matière, l’espace, le mouvement, la lumière. Enfin, le cours fera une ouverture sur certaines préoccupations de la philosophie de la nature à savoir, le matérialisme, le mécanisme, le panthéisme, le déterminisme, la contingence, la finalité.

Bibliographie : Andrillat et al, La cosmologie moderne, Mason, 1988. Blanché R., La méthode expérimentale et la philosophie de la physique, Paris, A. Colin, 1969.Brunier S., Architecture de l’univers, Bordas, 1989. Chalmers A., Qu’est-ce que la science ?, Paris, La Découverte, 1982. Jeannière A., Platon, Seuil, 1994.Hempel C., Eléments d’épistémologie, Paris, A. Colin, 1972. Koyré A., Etudes newtoniennes, 1997.Shéa W., La révolution galiléenne, …Ulmo J., La pensée scientifique moderne, Flammarion, 1969. Bot L., Philosophie des sciences de la matière, L’Harmattan, 2017.

Plan du cours

Chap. 0 Introduction et définitions.

Chap. 1 Cosmologie dans l’antiquité ;

Chap. 2 Cosmologie au moyen âge.

Chap. 3 Cosmologie et mécanique classiques.

Chap.4 Cosmologie contemporaine.

Chap.5 La matière ; l’espace ; le temps ; le mouvement ; la lumière.

Mode d’évaluation : exposés ; devoir écrit (C.C) ; examen écrit.

PCIII-1076 La question de l’existence de Dieu en philosophie

Dr. Guy Paulin NGA

La théologie naturelle (par distinction avec la théologie chrétienne) entend être une approche strictement philosophique de la question de l’Être premier que les traditions religieuses appellent Dieu. Un tel Être existe-t-il ? Que peut-on en dire philosophiquement ? Face aux athéismes contemporains, une attitude simplement apologétique n’est plus de mise. La question est donc celle de la possibilité pour notre intelligence de découvrir un radical Au-delà de l’homme. Dans cette ultime partie de la philosophie, nous étudierons les thèmes suivants : l’histoire du problème des « preuves », l’athéisme et les voies d’accès à l’existence de l’Être premier, les attributs divins, la création, la providence et le gouvernement divin, le jugement de sagesse à partir de l’Être premier.

L’ambition de ce cours est de démontrer qu’il y a de bonnes raisons pour « croire en un seul Dieu ». (Credo in unum Deum …)

Bibliographie de base :

Anselme de Canterbury, Sur l’existence de Dieu (Proslogion), Paris, Vrin, Bibliothèque des textes philosophiques, 1992.

ARISTOTEE, Métaphysique, Paris, Vrin, 1992.

CAPELLE Philippe et COMTE-SPONVILLE André, Dieu existe-t-il encore?, Paris, Cerf, 2006.

DESCARTES, Méditations métaphysiques, Paris, Garnier-Flammarion, 1992.

EBOUSSI BOULAGA Fabien, A contretemps, l’enjeu de Dieu en Afrique, Paris, Karthala, 1991.

KANT Emmanuel, Critique de la raison pure et Critique de la raison pratique, nombreuses éditions.

LANGLOIS Luc et ZARKA Yves Charles, Les philosophes et la question de Dieu, Paris, PUF, 2006.

Henri, Le Dieu excentré, Paris, Beauchesne, 2001.

LEIBNIZ, Essais de théodicée, nombreuses éditions.

SEVE Bernard, La question philosophique de l’existence de Dieu, Paris, PUF, 1994.

Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia, q. 2.

PCIII-1156 Histoire de la philosophie contemporaine

Dr. Géneviève NGONO ATANGANA

Le cours de philosophie contemporaine sera conçu comme une introduction aux principaux courants qui ont marqué la philosophie de 1900 à nos jours. La parcellisation des approches constituera une tendance en ligne de continuité avec l’histoire de la philosophie précédente indépendamment de la dislocation qui a particulièrement caractérisé la philosophie moderne du point de vue épistémologique. Le paysage philosophique contemporain qui sera pris en considération dans ce cours s’articulera autour des grands systèmes qui marquent considérablement les mouvements d’idées de cette époque philosophique. Au terme de ce cours l’étudiant sera capable de situer les auteurs dans l’ensemble du champ philosophique contemporain ; d’expliquer le sens des concepts utilisés ; d’exposer de façon claire les arguments vus au cours en faveur de tel ou tel courant et position philosophiques.

Méthodes d’enseignement

Exposés magistraux. La méthodologie du cours s’alternera principalement autour de trois axes : historico-philosophique, comparatif et analytico-critique.

Modalités d’évaluation

Examen oral et durant lequel l’étudiant devra démontrer une connaissance de la matière et faire état d’une maitrise des thématiques vues en cours à travers une démarche analytique et critique.

Plan du cours

  1. Idéalisme Allemand (notamment : Fichte-Schelling et Hegel)

  2. La philosophie de la vie : Schopenhauer- Nietzche

  3. La phénoménologie : Edmund Husserl – Edith Stein – Merleau Ponty

  4. Le Mouvement existentialiste : J. Paul Sartre, Martin Heidegger, Jaspers, G. Marcel, Blondel

  5. Le positivisme : Le Cercle de Vienne, Empirisme d’Auguste Comte, positivisme spiritualiste, réalisme logique et néothomiste

  6. La philosophie de l’esprit.

Proposition Bibliographique

Emile Bréhier, Histoire de la Philosophie, PUF/Quadrige, 20096.

André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie.

NB : Les étudiants exploiteront parallèlement tout autre ouvrage d’histoire de la philosophie en générale, et de la philosophie contemporaine en particulier.

PCIII-1105 Philosophie sociale et politique

Dr. Hubert MONO NDJANA

Partant du diagnostic contemporain largement répandu d’un déficit démocratique des régimes politiques africains, ce cours se propose d’amener l’étudiant à découvrir les structures sociales qui influent de façon déterminante sur le devenir de la société d’aujourd’hui composée d’individus imbus des normes, des valeurs et des rites reçus par éducation domestique.

Pour Héraclite, comme pour Platon et Aristote, il n’est de société que sous l’égide des rois. La société n’est pas pensable sans cette division entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent. Là où, dans l’exercice du pouvoir, cette division fait défaut, on se trouve dans l’infra social ou dans la non-société.

On doit dégager les lignes de force des sensibilités communautaires qui ne sont pas sans influencer un grand nombre de citoyens, dans leur « vivre ensemble ». On doit analyser la façon dont les individus considèrent la chose publique et entretiennent, à la fois, un rapport de défiance et une volonté de contrôle social sur les institutions publiques et sur la gouvernance, même si elle n’est pas une aspiration à prendre le pouvoir. Enfin, voir comment la politique a toujours fait l’objet d’un discours prolifique : on l’a étiqueté de tous les maux. Ainsi, par une approche plus théorique, nous nous intéresserons aussi à la façon dont sont pensés les rapports entre le pouvoir, la politique et le politique dans nos sociétés.

Bibliographie

Gauchet Marcel, La genèse de la démocratie, Editions Michalon, Paris, 1996.

Kriegel Blandine, Cours de philosophie politique, Librairie Générale Française, 1996.

Laliberté Jean, Réinventer la démocratie. Pour une démocratie participative sans partis politiques et, sans élections, Editions Septentrion, Québec, 2011.

Mairet Gérard, Les grandes œuvres politiques, Librairie Générale Française, 1993.

Mbaye Sanou, L’Afrique au secours de l’Afrique, Editions de l’Atelier, Paris, 2009.

Rancière Jacques, Aux abords du politique, Gallimard, Paris, 1998.

Rancière Jacques, La mésentente : politique et philosophie, Galilée, 1995.

Russ Jacqueline, Les théories du pouvoir, Librairie Générale Française, 1994.

Rawls John, Justice et démocratie, Editions du Seuil, Paris, 1993.

Sen Amartya, La démocratie des autres, Editions Payot, Paris, 2005.

Tönnies, Communauté et société, Nouvelle traduction et présentation de S. mesure et de N. Bond, PUF, Paris, 2010.

PCIII-2203 Technoscience et développement

Dr. MOUCHILI NJIMON

PCIII-3315 Philosophie des sciences

Dr. David dit Guillaume ILEBA

Objectif : Donner des éléments de connaissance pour comprendre ce qu’est la philosophie des sciences et débattre sur certaines problématiques de la philosophie des sciences.

Argumentaire : Il s’agit de comprendre ce qu’est la science, son discours, ses hypothèses, sa méthode, ses implications, ses fondements philosophiques et son rapport avec la société. Nous aborderons aussi la nature du progrès scientifique et les différentes méthodes de validité de la vérité scientifique. Nous essayerons de comprendre ce qu’est une théorie scientifique et le rapport entre théorie et expérience.

Une partie du cours donnera lieu de réfléchir sur certaines thématiques de la science telles que le constructivisme, le déterminisme, le positivisme, la philosophie du non, idéalisme /réalisme …

Bibliographie : I. Stengers, Sciences et pouvoirs, la Découverte, 1997 ; R. Carnap, Fondements philosophiques de la physique, 1966, D. Lecourt, Dictionnaire d’histoire et philo des sciences, PUF/ Quadridge, 2006 ; Kremer-Marietti, Philosophie des sciences de la nature, Paris, PUF, l’Harmattan, 2007 ; D. Lecourt, Philosophie des sciences, Paris, PUF, 2001, G. Bachelard, Philosophie du non, Paris, PUF, 1934 ; K.R. Popper, Logique de la découverte scientifique, Payot, T. S. Kuhn, Structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1983 ; I. Lakatos, Histoire et méthodologie des sciences, … P. Feyerabend, Contre la méthode, … ; A. Chalmers, Qu’est-ce que la science ?, La Découverte, Paris, 1987

PCIII- 2213 Etude comparée de deux philosophes africains

Dr. Martine M. MINKADA

Thématique

La tâche de la philosophie en Afrique

Objectif pédagogique général

Au terme du cycle de Philosophie à l’Institut Saint-Joseph Mukasa, face aux problèmes parfois complexes et propres à l’environnement socio-culturel africain, en s’appuyant sur les connaissances philosophiques, l’étudiant doit être capable de réagir et d’agir efficacement.

Argumentation

Comme l’indique l’intitulé de ce cours, nous nous intéressons à deux philosophes africains que nous essayons de comparer : Edward Blyden et Meinrad Hebga.

E. Blyden s’inspire fortement des problèmes que connaissent certains peuples en son temps. Dans cette logique, il s’intéresse particulièrement à la situation de l’Afrique, continent subissant encore les lourdes conséquences de la traite négrière et en même temps victime de la colonisation, phénomènes considérés par la plupart de leurs acteurs comme « normaux ».

M. Hebga quant à lui s’intéresse aux phénomènes dits « paranormaux ». En effet, la « maladie paranormale » peut se définir comme une pathologie subjectivement perçue par un patient, aux effets plus ou moins objectivement observables par un tiers, notamment le médecin des hôpitaux, justement parce que l’étiologie de cette pathologie réelle ne tombe pas docilement sous le diagnostic de la science médicale conventionnelle. Pourtant, la récurrence et la multitude de ces problèmes, dans notre environnement comme ailleurs, sont incontestables.

La philosophie ne saurait ignorer ces phénomènes qui, dans l’un comme dans l’autre cas, touchent l’homme. Ces deux penseurs africains nous donnent alors l’occasion d’interroger le rôle de la philosophie en Afrique. Quelle est la nature et la valeur de l’entreprise de chacun ? Quel est leur apport à l’Afrique et à la science ?

Plan du cours

Introduction

I- LA PENSEE DE BLYDEN

I.1- Vie de Blyden et principaux thèmes de sa pensée

I.2- La pensée de Blyden aujourd’hui

II- LA PENSEE DE HEBGA

II.1- Vie de Hebga et principaux thèmes de sa pensée

II.2- La pensée de Hebga aujourd’hui

III-LA PROBLEMATIQUE DE LA RATIONALITE

III.1- La rationalité scientifique

III.2- La contestation de la rationalité scientifique comme paradigme de la rationalité

III.3- La rationalité plurielle

Conclusion

Méthode d’évaluation : Exposés et / ou devoir sur table + Examen semestriel

Bibliographie de base

– Bergson H., « Fantômes de vivants », dans Mélanges, textes rassemblés et annotés par André Robinet, Paris, PUF, 1972

– Bergson H., « Le parallélisme psychologique et la métaphysique positive », dans Mélanges, textes rassemblés et annoté par André Robinet, Paris, PUF, 1972,

– Bergson H., L’énergie spirituelle (1919), Paris, PUF, 162 e éd., 1985

– Bergson H., La pensée et le mouvant (1934), Paris, PUF, 92e éd., 1985

– Blyden E., Christianity, Islam and the Negro Race, London, 1887.

– Blyden E., African Life and Customs, 1908.

– Eboussi Boulaga F. et al., La dialectique de la raison et de la foi. Hommage à Pierre Meinrad Hebga, Yaoundé, Editions Terroirs, 2007.

– Hebga P. M., Rationalité d’un discours africain sur les phénomènes paranormaux, Paris, l’Harmattan, 1998.

– Valbert G., « Jugement d’un nègre sur la race nègre-Edward Wilmot Blyden », in Revue des Deux Mondes, 3e période, tome 84, pp. 201-213.

PCIII-3285 Philosophie de la religion

Dr. Hervé Pascal OKOLONG

Le cours vise avant tout la compréhension du fait religieux à travers des thématiques et méthodologies qui sont proprement philosophiques. Ainsi, nous examinerons les différentes formes de philosophie de la religion :

– Identification de la religion et de la philosophie (Spinoza, Kant, Hegel)

– Contraposition entre religion et philosophie (Hume, Feuerbach, Marx)

– Distance marquée entre religion et philosophie (Kierkegaard, Barth)

– Affirmation d’une expérience religieuse autonome (Schleiermacher, R. Otto, M. Scheler)

– et autres.

A partir d’un tel examen, nous tenterons enfin de comprendre comment la religion – à la différence de la philosophie – comporte salut, expérience, éthique, événement, parole, rite. Le recours à ces catégories montre, au bout du compte, que la religion épouse la structure métaphysique de l’homme.

Bibliographie :

BENOIT XVI, Jésus de Nazareth, Paris, Edition du Rocher, 2007.

BENOIT XVI, Lumière du monde : Le pape, l’Eglise et les signes des temps, entretien avec Peter Seewald, Paris, Bayard, 2010.

BOUVERESSE Jacques, Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi, Paris, Agone, 2007.

GADAMER Hans-Georg, Herméneutique et Philosophie, Paris, Beauchesne, 1999.

GISEL Pierre, Qu’est-ce qu’une religion, Paris, Vrin, 2007.

GREICH Jean, Le Buisson ardent et les lumières de la raison I, L’invention de la philosophie de la religion, Paris, Cerf, 2004

GRONDIN Jean, La philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. « Que sais-je » n° 3839, 2009

JASPERS Karl, La foi philosophique face à la révélation, Paris, Plon, 1973.

TILLICH Paul, Philosophe de la religion, Genève, Labor et fides, 1971.

TILLIETTE Xavier, Les philosophes lisent la Bible, Paris, Cerf, 2001.

PCIII-3295 Philosophie du langage

 Dr. Robert ONDOBO

La philosophie du langage est une analyse philosophique du langage. On l’appelle aussi « pensée analytique ». Nous allons dresser l’état de la question de la philosophie du langage, son importance comme spécification de l’être humain, son véhicule et son miroir. «  Le langage est le miroir de l’homme », nous dit Wittgenstein. C’est par le langage articulé que l’être humain s’objective et communique.

Objectifs du cours :

  1. Attention à sa manière de parler

  2. Distinction entre langage, langue et parole

  3. Langage et connaissance / perception

  4. Langue et vision du monde (distinction)

Pour  se connaître comme « être qui parle » et annoncer La Parole par ses paroles.

Bibliographie de base :

Auroux sYLVAIN / DESHAMP Jacques / djamel kouloughi, La philosophie du langage, Paris, PUF, 2004.

Austin John Langshaw, Quand dire c’est faire, 1955, Paris, Seuil, 1991.

CHOMSKY Noam, Le langage et la Pensée, Paris, Payot, 2009.

ECO Umberto, Sémiotique et philosophie du langage, 1984, Paris, PUF, 2006.

FARAGO France, Le langage, Paris, Armand Colin, 2004.

FOUCAULT Michel, Les mots et les choses, 1966, Paris, Gallimard, 1990.

FREGE G., Fonction et concept (1891), Sens et dénotation (1892), Concept et objet (1892).

HEIDEGGER Martin, Acheminement ver la parole, 1959, Paris, Gallimard, 1981.

Jean Dus Scot, Signification et vérité. Questions sur le Peri Hermeneias d’Aristote, Paris, Vrin, 2009.

ROUSSEAU J.J., Essai sur l’origine des langues où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale, Paris, GL Flammarion, 1993.

SEARLE John, Les actes de langage, 1969, Paris, Herman, 2009.

WITTGENSTEIN Ludwig, Tractatus logico-philosophicus, 1921, Paris, Gallimard, 2001.

VAN ORMAN QUINE Willard, Le Mot et la chose, 1960, Paris, Flammarion, 1999.

PCIII-3305 Etique et philosophie politique

Dr. Françoise ADA

La réflexion développée dans ce cours a pour objectifs d’introduire les problèmes méta-bioéthiques et les principales problématiques de la bioéthique générale liées à la préservation de la vie de tout être humain et infrahumain face aux nouveaux pouvoirs acquis par les progrès technoscientifiques qui se sont constitués en des radicales menaces pour la civilisation humaine. Comment dans cette recherche des connaissances et du bien-être de l’humanité, protéger l’être humain, sa dignité, sa qualité de vie et sa survie ? Quelles attitudes développer et quelles normes se donner face à cette dictature du relativisme, du pluralisme de conceptions du bien et des grandes déviances de notre temps ? Il est impérieux avec la bioéthique de rompre avec les approches réductionnistes et de proposer une piste d’orientation susceptible de doter l’étudiant religieux/théologien des aptitudes et des argumentations valides fondées sur les finalités vers une éthique universelle dans notre société pluraliste.

Dotée ou fondée sur les principes anthropologiques-éthiques et éducatifs, la bioéthique construit ainsi le respect inconditionnel de la vie de tout être : l’être comme valeur pour une appréhension du réel dans toute sa complexité, à commencer par le réel humain.

Ce champ d’étude inter/pluri et transdisciplinaire exige de présenter les positions de l’Eglise, reconnue incontestablement comme une institution morale.

Bibliographie de référence

MERLO P., Fondamenti et temi di bioetica, LAS, Roma, 2009 ; TESTARD J., L’œuf transparent, Flammarion, Paris, 1986 ; THEVENOT X., Repères pour agir, éthique pour un monde nouveau, Cerf, Paris, 1982 ; Compter sur Dieu, Cerf, Paris, 2009 ; POMMIER É. – LARRERE C., L’éthique de la vie chez Hans Jonas, Publications de la Sorbonne, Paris, 2013 ; Hans Jonas, Le droit de mourir, Rivages, Paris, 1996 ; CROUSSE B., Le progrès scientifique et débat éthique : un plaidoyer pour l’analyse politique, Cerf, Paris, 1989 ; PAUL VI, Humanae Vitae, Encyclique, Cité du Vatican, Rome, 1968. ; Commission Théologique Internationale. A la recherche d’une éthique universelle, Paris, Cerf, 2009; P.A. Teguieff, La bioéthique ou le juste milieu, Une quête de sens à l’âge du nihilisme technicien, Paris Fayard, 2007 ; G. DURAND, Bioéthique, Québec, Fides, 1999.

Mode d’évaluation : pour évaluer les acquis du cours, chaque étudiant présentera un travail de recherche et sera soumis à un examen oral.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ateliers

PCI-4363 Formation Humaine Intégrale

Equipe du Réseau FHI – Yaoundé

A travers des thèmes qui donnent les éléments théoriques et des exercices pratiques qui en découlent, cet atelier initie à la connaissance de soi, en vue d’une meilleure prise en charge de sa personne dans sa totalité (corps et esprit). Il permet ainsi à l’étudiant de se découvrir comme personne multidimensionnelle et riche de potentialités malgré ses limites, et le met en confiance. Plus tard, grâce à cette initiation, cet étudiant devient capable d’accompagner d’autres personnes sur ce chemin de la confiance qu’exige la vie à travers ses multiples défis.

En plus des thèmes abordés au cours du semestre, l’atelier se termine par deux jours de session sur la sexualité, socle de la personnalité.

PC-5373 Diction

Pascal Mebe AbÂh

Ainsi que l’écriture à travers l’orthographe correcte et la calligraphie régulière, le langage parlé acquiert d’heureuses performances grâce au soin porté au son. Le cours de diction donne à l’étudiant les instruments de la parole bien dite (nette prononciation du mot, rythme et musique de la phrase, et tous autres secrets de la phonétique) en mettant à contribution au mieux les outils d’une expression forte que sont la bouche, les poumons et tout le corps. Outre un minimum de principes théoriques, l’enseignement sera davantage pratique (par les textes) et surtout personnalisé (découverte, connaissance et travail individuel).

C-5383 Solfège

Pascal Mebe AbÂh

Les clés ; les noms des notes sur la portée ; les valeurs de notes et les équivalences ; les signes d’altération ; les mesures simples ; les rythmes de base ; les tons et les demi-tons ; la gamme majeure : les tonalités de base. Les cours comprennent les apprentissages théoriques et pratiques à la fois dans des exercices appropriés, dans la lecture de partitions musicales, dans la lecture et la composition de formules mélodiques pour la psalmodie et le chant liturgique.

 

 

 

PC-5393 Orgue

Pascal Mebe AbÂh

Le cours est organisé en accord avec les étudiants intéressés et leurs formateurs.

 

 

PC-5413 Comptabilité

André Sostène ABOLO

Le cours vise à faire acquérir les principes de la gestion financière d’une communauté, quelle qu’elle soit (paroisse, congrégation, entreprise) et les bases de comptabilité permettant d’appliquer ces principes. Le cours est illustré de nombreux exercices corrigés.

PC 5403 Informatique appliquée

DEFO Emmanuel

Le cours, à la fois théorique et pratique, vise à faire acquérir aux étudiants des bases solides sur l’outil informatique et sur les TIC.

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